Notre programme économique

Comme pour l'article sur notre programme éducatif, je vais diviser notre programme économique en 3 parties : l'état des lieux de notre économie, les causes de notre déclin relatif et les solutions proposées par notre parti. 

1- Le constat d’une stagnation économique et de sérieux problèmes budgétaires.

Peu importe l’indicateur, et malgré une très forte reprise de la croissance du PIB en 2021 (qui ne fait compenser son effondrement en 2020, figurant parmi les plus brutaux d’Europe), nous sommes depuis plus de 30 ans en stagnation économique combinée avec des taux élevés de chômage constant depuis les années 80.

Certains affirmeront que la relative faible croissance n’est dûe qu’à la convergence des nations pauvres vers notre niveau, ce qui explique pourquoi elles ont une croissance plus élevée

Malheureusement, que ce soit en évaluant la croissance du PIB (produit intérieur brut) par habitant ajusté par l’inflation, ou du RNB (revenu national brut) ajusté là aussi par la population et l’inflation, ou des revenus des ménages (là encore ajusté par l’inflation) qu’ils soient moyens ou médians, elle reste très inférieure à la moyenne des pays développés, ou même de voisins européens (pays de l’UE ou juste de la zone euro), et ne parlons même pas du reste du monde

Entre 1990 et 2020, la production économique par habitant de la France ajustée par l’inflation a augmenté à un rythme annuel de 0,76% contre 1,30% en moyenne pour les pays à revenus élevés.
0,76% par an pour la France contre 0,99% pour la zone euro.
0,76% par an pour la France contre 1,2% pour l’Union Européenne
Croissance annuelle moyenne du RNB par habitant ajusté par l’inflation de la France entre 1995 et 2020 : 0,79% par an contre 1,23% en moyenne pour l’Union Européenne.

Vous pouvez continuer les comparaisons de RNB ici et celle de PIB ici et vous verrez qu’avec l’une comme l’autre des 2 mesures, notre croissance diminue à chaque décennie.

Mais la moyenne peut être faussée par les inégalités, ça n’a pas une très grande importance pour mesurer l’évolution du niveau de vie de la personne lambda n’est-ce pas ?

Dans ce cas, nous devrions nous sur les revenus médians et ça tombe bien car j’ai les résultats d’un rapport de l’OCDE sur les revenus nets équivalent (ajusté à la taille des ménages) médians des ménages et en parité pouvoir d’achat (et donc ajusté au coût de la vie) que l’on retrouver sur cette page Wikipedia.

On peut constater à partir de ce tableau que maintenant même l’Irlande nous a dépassé en niveau de vie (que son PIB par habitant soit surgonflé par son statut de paradis fiscal n’empêche pas le fait qu’elle soit également devenue un pays riche) et que la Corée du Sud se rapproche dangereusement de notre niveau. Au moins, nous sommes toujours devant les Britanniques !

Par contre, malheureusement pour notre ego, les Américains nous mettent totalement la MISÈRE et dépassent même la Suisse !

Et ici se trouvent les données par pays qui ont permis (sélectionnez « median disposable income(current prices) » qui vous montrera le revenu médian des pays en monnaie locale et non ajusté par l’inflation).

Si on s’amuse à calculer l’évolution de ce revenu pour certains pays au fils des ans et que l’on ajuste à l’inflation grâce à cet index des prix, on remarque qu’entre 2012 et 2019 (première et dernière années disponibles) le revenu médian disponible des Français n’a augmenté qu’à un rythme de 1,4% par an en croissance nominale et de seulement 0,6% par an en croissance réelle !

Pays Croissance annuelle réelle revenus
France 0,59%
UK

Allemagne

Autriche
1,4%

1,15%

0,87%
Pays- Bas1,68%
Suède

Danemark

Espagne

Portugal

Italie
1,54%

0,67%

1,81%

3,3%

0,74%

Encore plus impressionnant, les Estoniens ont réussi à augmenter leur revenus à rythme annuel de 7,5% ajusté par l’inflation entre 2013 et 2019 ! À ce rythme, ils vont finir par dépasser d’ici la fin de la décennie considérant que d’après que je vous ai montré leur niveau de vie représente 77% actuellement.

Mes même face nos rivaux européens tels l’Allemagne, le Royaume- Uni, l’Autriche ou les Pays-Bas nous faisons pâle figure.

Même l’Italie fait mieux !

Et non seulement nous ne créons pas de richesses, nous ne créons pas non plus d’emplois : nous avions le 4 ème taux de chômage le plus élevé de l’Union Européenne en 2018 et aujourd’hui alors que nos dirigeants se vantent d’avoir atteint le plus bas taux de chômage depuis près de 15 ans, il reste plus élevé que la moyenne de l’Union Européenne et de la zone euro. Et il y a des chances qu’il remonte très bientôt étant donné que la stratégie du « quoi qu’il en coûte » qui permettait aux entreprises d’embaucher sans stress finira s’arrêter tôt ou tard.

Un problème majeur qui lie notre faible croissance et notre fort taux de chômage est qu’une très faible part de la population totale a un emploi privé, et donc produit des richesses.

En effet, la population active est de 29 millions en France pour une population totale de 67,8 millions, soit 43% et seuls 19,8 millions d’emplois sont privés soit 29,3% de la population totale qui crée la richesse pour tout le pays !

Quand l’ensemble de la production d’un pays dépend de moins de 30% de sa population, cela rend cette production très dures à augmenter et peut contribuer à provoquer le prochain problème dont nous allons parler : les déficits.

Depuis 1974, nous n’avons pas connu un seul budget à l’équilibre, ce n’est pas faute d’augmenter les impôts, les recettes de l’état atteignant le taux le plus élevé de l’Union Européenne et du monde développés. Ce qui fait que notre dette publique, qui était très faible jusqu’aux années 80, est devenue la 6ème plus élevée en proportion du PIB de l’Union européenne !

Nous n’avons même jamais réussi à respecter la règle des 3% de déficit à l’exception de 2018.

La seule consolation que nous pouvons avoir est que nous ne serons pas la prochaine Grèce… ce sera plus probablement l’Italie !

Enfin, parlons du drame économique mondial récent : l’inflation.

Bien que la France ait été relativement épargnée en 2021 par rapport au reste de l’Europe et aux États-Unis, c’est principalement parce que les prix ont continué à augmenter en 2020 en France tandis qu’ils ont baissé ou stagné dans d’autres pays, ce qui fait qu’ils ont essentiellement compensé l’année suivante (même si la politique monétaire et budgétaire des 10 dernières années n’ont pas aidé, encore moins le plan de relance de Joe Biden).

2- Les causes

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Certains blâmeront à tord « l’ultralibéralisme » qui sévit dans notre économie.

Je dis à tord car comment peut on sérieusement qualifier un pays qui dépensent la plus grande part du PIB dans le secteur public du monde développés devant les pays nordiques, et a également les dépenses sociales les plus élevés libéral ?

La France

Comment peut- on qualifier de libéral notre code du travail de plus de 3000 pages contre 32 par exemple en Suisse et près de 400 000 normes ?

L’inflation législative en France est telle que le philosophe et candidat à la présidentielle Gaspard Koenig en a fait son thème principal dans son mouvement « Simple« .

Nous avons d’ailleurs le marché du travail le plus rigide des pays de l’OCDE.

A noter que le Danemark a le plus flexible selon l’étude du lien et que la Suède est assez loin devant nous (pas si socialistes ces scandinaves n’est-ce pas Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez ?).

Vous ne me croyez pas ? Cliquez sur ce lien : Read the full report Employment Flexibility Index 2019

Et puis d’ailleurs, Qu’est-ce que ça veut dire « ultralibéral » ?

D’après Wikipedia :

« Le terme ultralibéralisme (ou ultra-libéralisme) désigne une doctrine prônant le libéralisme absolu et tendant vers un désengagement total de l’État. Ce terme est considéré polémique par certains car il a été utilisé comme slogan politique pour désigner de manière péjorative le libéralisme lorsqu’il prône la déréglementation des marchés et la disparition progressive, partielle ou totale, des services publics au profit du secteur privé. Selon ses adversaires, l’application de ces principes accroît les inégalités, déstabilise le tissu social et conduit au pillage des ressources naturelles.

Il n’existe aucune école de pensée ni aucun groupe qui se désigne lui-même par la qualification d’ultralibéral. Il n’y a pas non plus de consensus entre les utilisateurs du terme, sur une définition qui permettrait de distinguer l’« ultralibéralisme » du libéralisme classique : ce que ses détracteurs nomment « ultralibéralisme » est généralement appelé par ses partisans « libéralisme » ou simplement « économie de marché ». Le terme d’ultralibéralisme est donc rejeté par certains analystes et par les libéraux qui y voient un terme polémique. »

Qu’est-ce que ça veut dire libéralisme « absolu » ? Quelle est la ligne qui distingue cet absolu du libéralisme classique ? Le terme fait-il référence à un système où il n’y a pas du tout d’état ? Mais dans ce cas il y a un terme qui existe déjà : l’Anarcho-capitalisme.

Et honnêtement, si quelqu’un a du mal une quelconque intervention de l’état en France, cette personne a vraiment besoin d’acheter des lunettes !

Pour une approche plus scientifique, il existe des classements de pays par niveau de liberté économique : celui de Heritage Foundation et celui de l’institut Fraser.

Nous avons des scores corrects sur le maintien de la loi/ droits de propriété (bien que médiocres selon les normes occidentales) et assez bons en politique monétaire et commerciale (merci l’UE) mais désastreux sur la politique budgétaire et très médiocres sur la réglementation.
Essentiellement pareil

Si quelque chose, c’est l’intervention excessive de l’état qui est la cause de nos problèmes.

C’est notre fiscalité excessive qui rend difficile les augmentation de salaire et les stagner

Nous avons la 4ème pire charge fiscale sur les travailleurs au salaire moyen et les 3 seuls pays à être pire compensent avec des charges réglementaires beaucoup plus faibles et, à l’exception de la Belgique, des taux marginaux effectifs plus faibles que ceux de la France.
Dans ces 2 tableaux, la charge fiscale comprend l’impôt sur le revenu mais aussi les contributions à la sécurité sociale (employé et employeur) et les taxes sur la consommation.

Ce sont nos dépenses publiques excessives et incontrôlées qui ont creusé nos déficits et notre dette massive.

En particulier, nos dépenses sociales qui représentent plus de 31% du PIB, dont 14,6% dédiées aux retraites.

Notre situation fiscale peut être résumée par cette image :

C’est l’inflation législative qui a causé notre chômage de masse dans lequel on s’enlise depuis les années 80.

En effet, sous prétexte de protéger l’emploi, on rend le licenciement si difficile que les employeurs ont peur d’embaucher car si leurs nouveaux employés ne sont pas assez compétents et productifs, ils restent coincés avec eux à devoir payer leur salaires.

Ce qui nous amène aujourd’hui à des situations telles que la coexistence d’un fort taux de chômage et de pénuries de main d’oeuvre.

Quant à l’inflation des prix, il a été établi et reconnu par la majorité des économiste que c’est phénomène monétaire et doit donc être arrêtée par le biais des banques centrales.

En effet, les banques centrales ont ces dernières années mener des politiques de relance monétaire, aussi appelée d’argent facile, adoptant des taux directeurs trop bas ce qui a favorisé une création de masse monétaire très rapide, ce qui a crée une quantité de monnaie en circulation trop importante pour une quantité de biens trop faible et conduit à une hausse générale des prix.

En gros, notre état est obèse et impotent à force d’étendre ses fonctions sur tout et n’importe quoi.

3- Nos solutions

Les solutions de l’UPL pour résoudre les problèmes qui touchent notre économie se résument en cet avertissement pour l’état :

Sur le plan fiscal :

  • Baisse de l’impôt sur les sociétés, qui ne rapporte qu’une très faible part (2% pour la France) du PIB en recettes et dont les taux trop hauts (et il l’est malgré la réforme de Macron qui a baissé le taux marginal à 26,5% pour 2022) peuvent contre-productifs (c’est un impôt très sensible à la courbe de Laffer) mais qui peut gravement nuire à la compétitivité du pays auprès des entreprises. Il sera descendu à un taux unique de 15% sur le modèle de l’Irlande.
  • Baisses modérées des cotisations sociales salariales et patronales qui à elles seules prennent 34,9% de l’argent total dépensé pour un salarié moyen. L’objectif du quinquennat est que cette proportion descende en dessous des 30%.
  • Diminution du taux de la tranche marginale de l’impôt sur le revenu de 45% à 40% et baisse du taux de le plus faible (or 0%) de 11% à 8% tout en l’appliquant à tout revenu au-dessus de 7000€ par an car aujourd’hui seuls 44% des ménages paient un impôt sur le revenu.
  • Simplification de la fiscalité et du code général des impôts.
  • Grosses coupes dans les dépenses de protection sociale à l’exception de celles de « Maladies et invalidité », « Vieillesse » et « Survivants » ainsi que celles dans les affaires économiques car il n’est plus question de subventions d’entreprises zombies et lutte contre les gaspillages d’argent public avec pour objectif de diminuer de 100 milliards d’euros les dépenses annuelles en 5 ans (non, pas en comparaison avec les dépenses prévues comme ce que les politiciens de la maison blanche font aux États-unis).
  • Privatisation de la SNCF.

Sur le plan réglementaire :

  • Examination des lois et normes diminuer de notre pays visant à supprimer celles qui sont inutiles avec pour objectif de diviser par 100 le nombre de normes en vigueur et de diviser par 30 le nombre de pages du code du travail, ce qui rendrait nos lois beaucoup plus compréhensibles et facilement applicables en plus d’attirer les entreprises et entrepreneurs étrangers jusqu’alors rebutés par la complexité de notre bureaucratie.

Politique monétaire:

  • Alors que relever les taux directeurs va probablement blesser notre économie et celle de nos voisins à très court terme, moyen terme, c’est la seule solution viable face l’inflation (le contrôle des prix provoquant toujours des pénuries, même un keynésien comme Paul Krugman le reconnaît). D’ailleurs une inflation élevée ne profite qu’aux personnes et aux institutions lourdement endettées, ce qui explique pourquoi les politiciens et les spéculateurs essayent de lutter les conséquences de l’inflation mais pas l’inflation elle-même. Avant 2021, il y en même qui se plaignaient d’inflation trop faible.
  • Ne jamais au grand jamais utiliser la « planche à billets » d’une banque centrale. N’en déplaise à Trump ou Alexandria Ocasio-Cortez . Si vous voulez éviter de finir comme le Venezuela ou le Zimbabwe en tout cas.

En bref, nous souhaitons diminuer la taille de la bureaucratie toujours plus étouffante en France. Nous souhaitons aussi rendre aux Français leur argent qui a été largement gaspillée et afin de lutter contre à la fois le chômage et la pauvreté, nous proposons de nous inspirer du modèle danois de « flexisécurité » basé sur une forte flexibilité du marché du travail combinée avec une sécurité sociale présente bien que limitée et tenable.

Notre but final est de retrouver le chemin de la croissance et de la compétitivité, et d’éviter à tout prix l’avenir fiscal grec qui nous attend si nous continuons à gaspiller l’argent public et à le dépenser sans rien produire.

Nous ne voulons finalement qu’une seule chose : que l’état arrête d’emmeder les français !

PS: Tout ça a été écrit par un lycéen sans formation en économie.

Une réponse à « Notre programme économique »

  1. Si ça vous a plu, mettez un « j’aime » et abonnez si vous voulez rejoindre l’Union pour la liberté.

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :