Aujourd’hui, notre pays est confronté à des violences de plus en plus fréquentes qu’elles soient domestiques, liées au traffic de drogue, au gangs ou tout simplement à quelques voyous. L’insécurité grandit en France au point où les électeurs se tournent vers des programmes de plus en plus extrêmes et répressifs. Mais est-ce que plus de répression et d’intervention étatique résoudrait ce problème ?

Tout d’abord, parlons du cas de la drogue : la France a des lois parmi les plus sévères en Europe contre le cannabis mais les Français sont les plus gros consommateurs européens de cette drogue. Et ce n’est pas par manque de répression si la fanfaronnade du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin est fondée.

Les lois contre le cannabis dans l’Union européenne.

Mais alors que faire ? Légaliser ? Mais la consommation exploserait affirme les opposants à la dépénalisation.

Et Darmanin a même affirmé que tous les États qui ont légalisé le cannabis sont revenus sur leur décision.

Et on en parle des Pays Bas, ce pays de narcotrafiquants hyper violents et meurtriers. Ce sont de tels fous tellement violents ces néerlandais que leur taux de meurtres est est 2 fois plus faible que chez nous ! Et ce n’est pas tout leur consommation de cannabis est nettement plus faible que chez nous et une bonne partie de l’Europe ! Pour couronner le tout le taux de crime impliquant la drogue y est plus faible que chez nous et en baisse ! Quel cauchemar !

Pour être juste, il vaudrait mieux que je précise qu’il y a un état qui a réussi à rendre la prohibition efficace : Singapour.

Une des capitales les plus sûres au monde et avec de très faibles taux de criminalité

Mais qui est prêt à accepter le retour de la peine de mort et le fait de la réserver à toute personne en possession de drogue ?

De plus, nous avons de plus en plus de pays qui se sont dirigés vers la dépénalisation tels le Portugal , l’Italie, la Norvège et l’Espagne.

Donc à moins que nous acceptions de condamner à mort les drogués, le seul moyen réaliste de lutte contre la drogue est la dépénalisation. C’est pourquoi l’Union pour la liberté défendra cette proposition.

La lutte contre la drogue a coûté très cher en vies et en argent à notre pays, tout ça pour lutter contre un délit qui n’a pour victime que la personne s’inflige la substance (je précise que je parle de la consommation de drogue en soi, les crimes commis sous l’influence de la crime doivent être poursuivi sans relâche !).

De plus, un effet secondaire de la prohibition qui pourrait expliquer pourquoi il y a plus de consommation de cannabis quand elle est illégale qu’autrement pourrait être le côté excitant de l’interdit qui n’est pas compensé par l’opposition morale évidente que provoquerait d’autres crimes tels que les meurtres par exemple.

Ensuite, parlons de la censure, en particulier les lois promulguées sous la présidence d’Emmanuel Macron tels que la « loi fake news » et la « loi Avia ». Ce sont probablement les pires atteintes à la liberté d’expression que nous ayons connu depuis les 4 dernières décennies. La loi Avia en particulier a réussi à pousser le conseil constitutionnel à se réveiller et la retoquer et la loi fake news a été très sévèrement critiquée pour sa définition vague d’une « fake news ». Certains me répondront que la liberté d’expression c’est pas nécessaire, qu’il faut lutter contre la désinformation et le cyberharcèlement et que je n’ai aucune compassion pour les jeunes qui se suicident à cause de commentaires en ligne. Je leur répond d’avance que :

La liberté d’expression est ce qui limite le pouvoir des autocrates en herbe et c’est presque toujours la première liberté qui est attaquée quand une dictature est instaurée.

  • Les laisser également définir la haine est tout aussi imprudent pour les mêmes raisons et de plus, partout où cela a été appliqué, cette lutte a toujours totalement inefficace voire contreproductive, les « haineux » se dirigeant soit vers d’autres plateformes, soit utilisant des langages codés pour faire passer leur insultes tandis qu’ils gagnent en crédibilité dans leurs affirmations qu’ils sont des « victimes du système » qui essaient de les faire taire pour que le public soit maintenu dans « la propagande de l’intelligentsia ». En censurant contre « l’extrême droite », les « complotiste » et les harceleurs nous en faisons des martyrs de la liberté, y compris des gens qui soutiennent les régimes les plus oppressifs que le monde ait connu. C’est une trop belle faveur pour eux qui se retournera contre nous quand ils parviendront à prendre le pouvoir et que celui-ci n’aura plus aucune limite grâce à nos efforts.
  • Enfin, je pense que la meilleure lutte contre les véritables aberrations sur Internet est de laisser les menteurs s’humilier eux-mêmes et se faire rattraper par la réalité et les arguments de bon sens.

Pour revenir sur l’insécurité, notre parti propose de doubler le budget et les effectifs de la justice car il est inacceptable qu’un pays dépense plus pour des trains que pour une fonction régalienne comme la justice ! De telles carences dans le système judiciaire doivent être comblées de toute urgence pour assurer le maintien l’état de droit dans notre pays. Cette augmentation budgétaire sera compensée par la privatisation de la SNCF.

Toujours sur le thème du régalien, nous pensons que si le travail de la police est fortement complexifié par le nombre absurde de lois à faire appliquer qui peut mener à des priorités biaisées, ce n’est pas une excuse pour ne même plus essayer de remplir son rôle le tout en totale impunité ! Si nous devons renforcer les effectifs et la marge de manœuvre des forces de l’ordre (notamment par en leur permettant l’accès à leur arme durant leur intervention), nous ne devons pas la rendre toute-puissante et libre d’exercer la violence sans pouvoir être surveillée. C’est une question de transparence ! Je précise que la présomption d’innocence est très importante et doit être appliquée mais cela ne doit pas disqualifier d’office toute d’un côté comme de l’autre.

Enfin, terminons avec le sujet phare des 2 dernières élections présidentielles : l’immigration. Mais en réalité : Pourquoi est-ce un tel problème ? Tout d’abord, un argument souvent entendu est que les migrants viennent seulement pour les allocs, ce qui est prévisible étant donné la « générosité » du système social français et l’Union pour la liberté va se baser sur une citation de l’économiste américain Milton Friedman :

« it is one thing to have free immigration to jobs. It is another thing to have free immigration to welfare. And you cannot have both. »

Et donc pour faire face à l’immigration vers le aides sociales, je propose qu’un réfugié ne puisse toucher d’allocations chômage qu’après au moins 10 ans de travail en France. D’autres diront qu’il y a de grandes chances qu’ils soient des fanatiques violents ce à quoi je répond que si la police sert à quelque chose c’est à réprimer les crimes et la violence. Et enfin d’autres déclareront que ce n’est pas à l’immigration en soi qu’ils s’opposent mais l’immigration illégale et je leur répond que dans ce cas il faut simplifier les procédures d’immigration légale et expulser ceux qui persistent à venir illégalement et pourraient être potentiellement dangereux. La venue de pillards supplémentaires (qui est bien réelle, j’en ai été témoin) est un problème, cependant il faut attention à ne pas imiter la politique japonaise qui a contribué au vieillissement de la population et à la faible natalité et ainsi à une forte stagnation économique de plus, il ne faut non plus les bienfaits de l’immigration de travailleurs qualifiés pour notre pays.

En bref, nous appelons au recentrage de l’état sur ses missions fondamentales qui sont de maintenir l’état de droit partout sur le territoire, d’empêcher les voyous de brûler les voitures au lieu de vérifier si tout le monde porte le masque dans la rue, en toute transparence avec le peuple français qui le finance.

Merci d’avoir lu tout ce pavé cher/chère (é)lecteur/rice !